- Selon la Fédération française de golf (FFGolf), une méta-analyse qu’elle cite situe la région lombaire à 24–34 % des blessures ostéo-articulaires chez les golfeurs.
- Le swing combine rotation, transfert et décélération : les contraintes se cumulent surtout quand la mobilité de hanches et la posture golf sont insuffisantes.
- Une routine courte (15–20 minutes) associant exercices étirement et renforcement musculaire aide à préserver dos et préserver épaules, notamment plus de 50 ans.
- Porter un sac sur une seule épaule, finir en hyper-extension ou forcer l’amplitude sont trois accélérateurs de douleur sur 18 trous.
- Certains signaux imposent une consultation : douleur qui irradie dans la jambe, réveils nocturnes, fourmillements ou persistance au-delà de 72 heures.
La Fédération française de golf (FFGolf) rappelle, via une méta-analyse qu’elle cite, que 24 à 34 % des blessures ostéo-articulaires du golfeur touchent la région lombaire, devant les autres localisations. Le chiffre surprend parfois, car le golf n’a pas l’image d’un sport « à impact ». Pourtant, les douleurs du bas du dos et des épaules s’installent souvent de façon sourde : une gêne au troisième trou, un réveil raide le lendemain, puis une appréhension qui s’invite au practice.
Chez les plus de 50 ans, le sujet devient très concret : la colonne et les épaules tolèrent moins bien l’accumulation de micro-contraintes, surtout quand l’échauffement est expédié et que la mobilité de hanches ou de cage thoracique n’est plus entretenue. L’enjeu n’est pas de swinguer « moins », mais de swinguer en respectant ce que le corps sait faire ce jour-là, avec une routine prévention crédible, reproductible, et compatible avec une vie réelle. Dos, épaules et santé articulations se jouent autant avant et après la partie que pendant le swing.
Pourquoi le swing de golf sollicite autant le dos et les épaules après 50 ans
Le swing assemble trois ingrédients difficiles à concilier pour la colonne : une rotation maximale du tronc, un transfert de poids dynamique et une décélération rapide autour de l’impact. Dans la plupart des douleurs liées au golf, l’épisode déclencheur (un coup « pris de travers ») masque le mécanisme dominant : une accumulation de contraintes, répétées trou après trou, semaine après semaine. Les tissus encaissent, compensent, puis finissent par signaler une limite.
Une idée revient souvent chez les joueurs expérimentés : le golf « abîme » le dos. La nuance est essentielle. Le médecin fédéral national de la FFGolf, Olivier Rouillon, explique dans un contenu diffusé par la fédération que le golf n’est généralement pas la cause directe des lombalgies, mais qu’il peut révéler un terrain déjà fragilisé (raideurs, déficit de gainage, vieillissement physiologique). Cette lecture change la stratégie : au lieu d’éviter le parcours, il devient possible d’agir sur les variables contrôlables.
Rotation, X-Factor et compensation lombaire : le scénario le plus fréquent
Le swing moderne cherche une dissociation entre les épaules et les hanches (souvent décrite comme le X-Factor). Sur le papier, cela crée de la vitesse. Dans la réalité des amateurs, l’histoire se complique : quand les hanches tournent mal, la zone lombaire prend le relais et absorbe une torsion pour laquelle elle n’est pas conçue. La douleur apparaît parfois du côté droit chez un droitier, parfois au centre, parfois en barre, et la localisation donne déjà un indice sur la compensation.
Des études biomécaniques citées dans de nombreux contenus de vulgarisation en préparation physique golf ont mesuré, à certains moments du swing, des charges importantes sur la région lombaire, parfois décrites comme équivalentes à 6 à 8 fois le poids du corps au niveau du segment lombaire inférieur. L’information la plus utile pour le joueur n’est pas le chiffre isolé, mais ce qu’il implique : le dos doit être stable pendant que la rotation se répartit mieux entre hanches et cage thoracique.
Épaules : quand la chaîne scapulaire perd sa place
Les épaules souffrent rarement « par hasard ». Chez le golfeur de plus de 50 ans, l’épaule se plaint souvent quand l’omoplate n’est plus bien contrôlée, que la cage thoracique est raide et que le club est « tiré » avec les bras. Le ressenti typique : une tension en fin de backswing, une gêne à l’élévation, ou une douleur antérieure après une séance de practice trop dense.
Préserver épaules passe par un principe simple : laisser le buste tourner, maintenir une sensation d’espace autour de l’articulation, et éviter de chercher l’amplitude avec les seuls bras. Une épaule qui « pince » en haut du geste n’est pas un problème isolé : c’est souvent un indicateur de mobilité thoracique insuffisante, donc un enjeu commun avec le bas du dos.
Portage, marche et fatigue posturale : le contexte du parcours compte
Un 18 trous représente souvent 8 à 12 kilomètres de marche, sur des pentes, des dévers et des appuis imparfaits. Cette durée sollicite les stabilisateurs profonds du tronc. Quand la fatigue s’installe, la posture se dégrade sans que le joueur s’en rende compte : épaules qui s’enroulent, bassin qui bascule, finish « en arrière ». Le lendemain, la raideur semble tomber du ciel.
Le portage amplifie cet effet. Porter un sac sur une seule épaule crée un déséquilibre répété. Un sac double bretelle correctement réglé limite déjà le problème. Un chariot, et plus encore un chariot électrique, réduit la charge cumulée et aide à préserver dos sur la durée. L’insight utile est concret : la prévention ne se joue pas seulement au practice, elle se joue dès le parking, quand il faut soulever le sac sans vriller le tronc.

Zones à risque : lombaires, thoraciques et épaules, avec des signaux faciles à reconnaître
Les douleurs ne se valent pas. Localiser précisément ce qui fait mal, à quel moment et avec quel geste permet d’éviter deux pièges : traiter au mauvais endroit, ou banaliser un signal d’alarme. Pour un joueur plus âgé, cette lecture est une forme de sécurité : elle aide à adapter l’entraînement sans perdre le plaisir du jeu, et sans transformer une gêne en blessure durable.
Sur ce point, la FFGolf met à disposition des contenus pédagogiques sur les pathologies du golfeur et insiste sur un triptyque : échauffement, préparation physique et matériel adapté. La logique est cohérente : la répétition du swing et la durée d’une partie imposent une hygiène de mouvement. La prévention blessures commence par un diagnostic simple de ce qui se passe dans le corps, pas par une solution gadget.
Lombaires : la statistique la plus parlante et ses traductions sur le terrain
La donnée qui fait office de repère, déjà citée plus haut, vient de la méta-analyse relayée par la FFGolf : 24–34 % des blessures ostéo-articulaires concernent la zone lombaire. Le joueur reconnaît souvent une lombalgie de golf à trois situations : douleur au lever le lendemain, raideur en flexion (se pencher pour mettre un tee), et inconfort en position assise prolongée après la partie (voiture, repas).
Un autre chiffre circule dans la littérature francophone : le Dr Perron rapporte dans le Journal de Traumatologie du Sport en 2016 que 21,2 % des blessures étudiées chez des golfeurs amateurs français concernent le rachis lombaire. L’intérêt est double : le bas du dos arrive en tête, et la tendance rejoint ce que voient les enseignants et les soignants au quotidien.
Région thoracique : l’endroit qui ne fait pas mal mais qui protège
La zone entre les omoplates est un pivot du swing. Si elle tourne peu, quelqu’un doit tourner à sa place, et ce « quelqu’un » est souvent la zone lombaire. Un test simple aide à objectiver : assis, bras croisés, tourner le buste à droite puis à gauche sans bouger le bassin. Une asymétrie marquée ou une sensation de blocage indique un axe de travail prioritaire.
Ce lien thorax-lombaires change la routine prévention. Il ne s’agit pas seulement d’étirer « là où ça tire ». Il faut rendre au thorax sa capacité de rotation, puis stabiliser la zone lombaire. Ce duo réduit les compensations au swing et rend la posture golf plus facile à tenir sur la durée d’un parcours.
Épaules : douleurs d’élévation, inconfort à l’adresse et surcharge au practice
Quand l’épaule devient sensible, le contexte compte : la douleur apparaît-elle après une séance de practice avec beaucoup de balles au driver, après des approches répétées sur lies serrés, ou pendant la partie sur des coups en pente ? Ces détails orientent vers des causes distinctes : surcharge des rotateurs, contrôle scapulaire déficient, ou posture enroulée à l’adresse.
Un repère pratique consiste à observer la tolérance aux gestes de la vie courante : enfiler une veste, attraper un objet en hauteur, dormir sur l’épaule douloureuse. Si ces gestes deviennent problématiques, le signal dépasse le simple inconfort sportif. Cependant, une douleur légère et uniquement liée au swing s’améliore souvent en corrigeant la mécanique (moins de bras, plus de rotation du buste) et en renforçant proprement.
Genou et arthrose : un détour utile pour la santé articulaire globale
Olivier Rouillon détaille aussi, dans un contenu de 2021 consacré aux genoux, que certaines douleurs sont liées au vieillissement (gonarthrose) et que le golf peut là encore jouer un rôle de révélateur. Le message sert le dos et les épaules : quand le bas du corps devient douloureux, la mécanique se dégrade, et le haut compense. Un genou qui limite la rotation ou la marche modifie l’équilibre, et cette compensation remonte parfois jusqu’aux lombaires et à l’épaule dominante.
Dans cette logique, préserver dos et préserver épaules passe aussi par la santé articulations de l’ensemble de la chaîne, avec des choix concrets : chariot électrique si la marche en côte devient agressive, renforcement des cuisses si le genou fatigue, et gestion du volume de practice pour éviter les surcharges.
Le repère le plus utile reste celui-ci : une douleur qui change la mécanique du swing est déjà une douleur qui augmente le risque de blessure.
Ce type de contenu vidéo est utile quand il permet de visualiser la posture et le finish. Les repères à surveiller sont simples : bassin stable, colonne neutre, et fin de geste qui reste « empilée » plutôt que projetée vers l’arrière.
Routine prévention dos et épaules (15–20 minutes) : échauffement, mobilité, renforcement musculaire
Une routine prévention efficace doit répondre à trois contraintes : elle doit tenir dans un temps réaliste, être faisable sans matériel, et avoir un effet direct sur le swing. L’objectif n’est pas d’ajouter une contrainte de plus au quotidien, mais d’installer une habitude simple qui, à moyen terme, change la qualité du mouvement. Chez les plus de 50 ans, la régularité vaut plus que l’intensité.
Cette proposition se cale sur ce que recommandent de nombreux kinés et préparateurs : réveiller la colonne en douceur, rendre de la rotation là où elle manque, puis sécuriser avec du renforcement musculaire. Le dosage est volontairement prudent. Il vise la prévention blessures et la capacité à enchaîner une partie sans transformer le lendemain en journée « raide ».
Les 5 exercices étirement et mobilité à intégrer avant de jouer
1) Chat-vache : à quatre pattes, alterner extension et flexion douce de la colonne sur 10 cycles lents. L’intérêt est de mobiliser chaque segment sans forcer, utile au réveil ou avant le départ.
2) Rotation du buste assis : assis sur une chaise, bras croisés, tourner le thorax sans bouger les hanches. Faire 2 séries de 10 rotations de chaque côté. Cet exercice cible la mobilité thoracique, clé pour préserver dos.
3) Étirement du piriforme : allongé, cheville sur genou opposé en « 4 », tirer la cuisse vers soi 30 secondes, 2 à 3 fois par côté. Le piriforme raide limite la rotation de hanche et encourage la compensation lombaire.
4) Étirement des ischio-jambiers debout : talon sur une marche, dos plat, inclinaison du buste jusqu’à l’étirement. 30 secondes, 2 à 3 fois par jambe. Des ischios courts modifient le bassin à l’adresse.
5) Mobilité de hanches en cercles : debout, cercles amples du bassin pendant 60 secondes par sens. L’exercice sert de test et d’activation, en repérant une asymétrie droite/gauche.
Renforcement musculaire : protéger sans « durcir » le swing
Le renforcement utile au golf ne cherche pas un tronc raide. Il cherche un tronc qui stabilise pendant que le corps tourne. Le gainage frontal est un standard : 3 à 5 répétitions de 20 à 30 secondes, respiration normale, nuque longue. Il renforce le transverse et améliore la tolérance lombaire à la répétition.
Pour préserver épaules, un travail de contrôle de l’omoplate est pertinent, même sans élastique : tenir une posture debout, épaules basses, puis effectuer de petites élévations des bras dans un plan confortable sans hausser les épaules. Le but est de retrouver une sensation d’épaule « posée » sur le thorax. Une épaule qui se hausse au backswing fatigue vite au practice.
Organisation concrète : une routine simple et répétable
Une séquence de 15 minutes se tient facilement : chat-vache (2 minutes), rotations assises (3 minutes), piriforme (3 minutes), ischio-jambiers (3 minutes), gainage (4 minutes). Le soir après la partie, les mêmes exercices peuvent être raccourcis à 8–10 minutes, en insistant sur la respiration et le relâchement.
Pour ancrer l’habitude, une règle pratique fonctionne bien : la routine commence dès l’arrivée au club, avant de sortir le driver du sac. Un échauffement tardif, après trois swings d’essai, arrive trop tard pour le système nerveux et la mobilité.
| Exercice | Durée ou volume | Zone ciblée | Effet attendu sur le swing |
|---|---|---|---|
| Chat-vache | 10 cycles lents | Colonne lombaire et dorsale | Réduction des raideurs, meilleure tolérance à la rotation |
| Rotation du buste assis | 2 x 10 / côté | Mobilité thoracique | Moins de compensation lombaire, backswing plus confortable |
| Piriforme | 2–3 x 30 s / côté | Hanche (fessier profond) | Rotation de hanche améliorée, appuis plus stables |
| Ischio-jambiers | 2–3 x 30 s / jambe | Chaîne postérieure | Posture golf plus neutre, moins de tension en bas du dos |
| Gainage frontal | 3–5 x 20–30 s | Sangle abdominale profonde | Stabilité à l’impact, meilleure résistance sur 18 trous |
Une routine prévention fonctionne quand elle reste stable sur plusieurs semaines. Le corps s’adapte vite à la régularité, surtout sur la mobilité et la coordination.
La posture golf se voit bien en vidéo : l’enjeu est de garder une colonne neutre, avec une flexion issue des hanches, sans cambrure excessive ni dos arrondi.
Adapter la posture golf et la technique pour préserver dos et préserver épaules sans perdre en distance
Le changement technique qui soulage le plus vite est rarement spectaculaire. Il s’agit souvent de réduire ce que le corps n’encaisse plus, tout en conservant une intention athlétique. Les golfeurs plus âgés cherchent parfois une « astuce » magique. Les ajustements les plus efficaces sont basiques : meilleure adresse, amplitude contrôlée, finish stable, et volume de practice compatible avec la récupération.
Le point clé est la cohérence entre mobilité et ambition. Quand les hanches tournent peu, un backswing très long demande une compensation. Quand la cage thoracique est raide, la rotation se déporte vers les lombaires. Quand l’épaule dominante est fragile, tirer le club avec les bras finit par irriter les tissus. La technique devient un outil de prévention blessures au même titre que le renforcement musculaire.
Adresse : colonne neutre, hanches charnière, épaules « posées »
À l’adresse, une cambrure excessive (posture en « S ») comprime inutilement la zone lombaire. Un dos trop rond limite la rotation thoracique et incite à « forcer » ensuite. L’objectif est une colonne neutre, avec un buste incliné depuis les hanches, genoux légèrement fléchis, et appuis équilibrés. Cette posture golf protège en répartissant les contraintes et en facilitant la rotation des hanches.
Côté épaules, l’erreur classique est de se tendre vers la balle. Une mise en place simple consiste à laisser les omoplates descendre légèrement, comme si le sternum restait ouvert sans forcer. Une épaule qui part vers l’oreille au démarrage signale déjà un geste à risque.
Amplitude : backswing plus court, contact plus propre
Réduire l’amplitude n’est pas une punition. Un backswing raccourci, contrôlé, améliore souvent le centrage de la face et l’équilibre. La règle pratique : s’arrêter juste avant que le bas du dos ne commence à « tirer » ou que le haut du corps ne se déforme. Le club peut continuer à monter un peu par inertie, sans chercher une position extrême.
Cette approche protège aussi les épaules : moins d’amplitude extrême, moins de traction en haut du geste, et une transition plus fluide. Pour un joueur plus de 50 ans, cette économie de contraintes permet souvent de jouer plus souvent dans la semaine, ce qui compte autant que quelques mètres gagnés.
Finish : éviter l’hyper-extension et le “C inversé”
Le finish en hyper-extension (se jeter en arrière pour suivre la balle) met les lombaires en extension maximale sous charge. C’est l’une des positions les plus agressives, surtout en fin de partie quand la fatigue posturale s’installe. Le repère visuel est net : bassin projeté, poitrine vers le ciel, bas du dos creusé. La correction consiste à finir plus « empilé », avec les fessiers engagés et la poitrine tournée vers la cible, sans casser la colonne.
La même logique protège les épaules : un finish stable réduit la traction sur l’articulation, et favorise un relâchement plus sain du club. Le swing paraît parfois moins “grand”, mais il devient plus durable.
Portage et matériel : réduire la charge inutile
Porter le sac sur une épaule fatigue la chaîne latérale et peut installer un déséquilibre. Un sac double bretelle réglé haut, proche du dos, est un minimum. Le chariot est un outil de prévention blessures particulièrement pertinent pour les plus de 50 ans, car il économise la zone lombaire sur la durée d’un parcours. Le geste de soulever le sac compte aussi : genoux fléchis, charge proche du corps, pas de rotation du tronc en même temps.
Le matériel ne remplace pas la routine prévention, mais il supprime des contraintes évitables. Sur une saison, cette économie de charge pèse souvent plus que la recherche du dernier driver à la mode.
Une technique plus compacte et une posture mieux installée rendent la routine d’exercices plus efficace, parce que le corps cesse de compenser à chaque coup.
Quand consulter et comment durer : signaux d’alerte, coordination avec un kiné, et hygiène de pratique
La majorité des douleurs liées au golf restent bénignes si elles sont prises tôt. Le danger apparaît quand la douleur devient un bruit de fond, puis un mode de fonctionnement. À ce moment-là, le swing s’adapte, la marche se rigidifie, et l’épaule ou le dos encaissent une mécanique dégradée sur des semaines. Le bon réflexe est d’identifier rapidement ce qui relève de la simple courbature, de la surcharge, ou d’un problème qui exige un avis médical.
Dans le vocabulaire du terrain, beaucoup parlent de « petit mal de dos ». Le terme est trompeur. Une lombalgie qui revient après chaque parcours n’est pas un détail, surtout plus de 50 ans. L’objectif est de préserver dos et préserver épaules pour jouer longtemps, pas seulement de finir la partie du jour.
Signaux d’alarme : consultation sans attendre
Trois signaux justifient une consultation rapide : une douleur qui irradie dans la fesse ou la jambe, des fourmillements ou une perte de force, et une douleur qui réveille la nuit. Une lombalgie qui persiste au-delà de 72 heures après une partie, malgré repos relatif et mobilité douce, mérite aussi une évaluation. Un blocage aigu type lumbago pendant un swing, surtout si c’est un premier épisode, doit être pris au sérieux.
Le point important est la gestion du risque : continuer à jouer sur une douleur neurologique ou une douleur nocturne augmente la probabilité d’une chronicisation et rallonge les délais de reprise.
Choisir un professionnel : kinésithérapeute du sport et médecin du sport
Un kinésithérapeute du sport peut analyser la mobilité, la stabilité, et proposer une progression de renforcement musculaire compatible avec le golf. La valeur ajoutée est de relier le symptôme à une fonction : hanche raide, thorax peu mobile, déficit de gainage, contrôle scapulaire insuffisant. Un médecin du sport est utile pour trier ce qui nécessite imagerie, traitement médicamenteux, ou adaptation plus stricte de la charge.
Une coordination avec un enseignant de golf peut accélérer la résolution : un exercice de mobilité sans correction technique laisse parfois le joueur reproduire la même compensation. À l’inverse, une correction technique sans capacité physique suffisante risque d’être intenable. Une approche conjointe réduit les récidives.
Hygiène de pratique : volume de balles, récupération et disciplines complémentaires
La surcharge au practice est un classique : 120 balles en une séance, dont 40 au driver, sans échauffement, puis un parcours le lendemain. La prévention blessures passe par un volume raisonnable, surtout quand l’épaule ou le bas du dos est sensible. Un repère utile consiste à fractionner : 30 balles, pause, 30 balles, et davantage de coups à mi-swing, qui travaillent la technique sans agresser.
Le Pilates et certaines formes de yoga sont souvent bien tolérés, car ils renforcent la stabilité et la mobilité sans impacts. Une fréquence de 2 séances par semaine sur 8 à 12 semaines est fréquemment utilisée comme cadre de progression dans les programmes de remise en forme. L’intérêt pour le golfeur est direct : meilleur contrôle du bassin, cage thoracique plus mobile, et épaules plus stables.
On en dit quoi ?
Pour les plus de 50 ans, la stratégie la plus solide consiste à traiter le golf comme un sport complet, avec une routine prévention courte mais régulière, plutôt que comme une simple marche ponctuée de swings. La priorité pratique est claire : mobilité des hanches et du thorax + renforcement musculaire du tronc, car ce duo réduit la compensation lombaire qui alimente la plupart des douleurs. Un chariot et une posture plus compacte apportent un gain rapide, mais ils ne remplacent pas les exercices étirement hebdomadaires. En présence de signes neurologiques ou d’une douleur nocturne, la consultation rapide est la décision la plus rationnelle pour continuer à jouer dans de bonnes conditions.
Combien de fois par semaine faut-il faire la routine pour préserver dos et épaules au golf ?
Une fréquence réaliste est de 3 séances par semaine pour la mobilité et le renforcement musculaire, avec un échauffement systématique avant chaque partie. Sur le terrain, 15 minutes suffisent si la routine est stable : chat-vache, rotation thoracique, piriforme, ischio-jambiers, puis gainage. La régularité compte davantage que la durée d’une séance isolée.
Peut-on continuer le golf si une douleur lombaire apparaît au troisième trou ?
Oui, si la douleur reste légère, sans irradiation dans la jambe, et si elle n’altère pas fortement la mécanique. Il est préférable de réduire l’amplitude, d’éviter le finish en hyper-extension et de marcher sans portage asymétrique. Si la douleur augmente rapidement, si un blocage survient ou si la gêne persiste au-delà de 72 heures après la partie, une consultation est recommandée.
Quels exercices étirement sont les plus utiles pour une épaule sensible chez le golfeur de plus de 50 ans ?
Les plus utiles sont ceux qui redonnent de la mobilité au thorax et améliorent le contrôle de l’omoplate : rotations du buste assis, mobilisation douce de la cage thoracique, puis travail de posture avec épaules basses et bras qui montent sans haussement. Un gainage bien exécuté aide aussi, car un tronc stable limite la traction excessive sur l’épaule pendant la descente.
Le chariot électrique est-il vraiment un outil de prévention blessures ?
Oui, surtout quand le dos fatigue sur la durée d’un 18 trous. En supprimant une part importante de la charge liée au portage, le chariot réduit la fatigue posturale et aide à maintenir une posture golf plus stable jusqu’aux derniers trous. Il ne remplace pas l’échauffement et le renforcement musculaire, mais il diminue une contrainte évitable, utile pour la santé articulations.
Quels signes obligent à arrêter et consulter rapidement ?
Une douleur qui irradie dans la fesse ou la jambe, des fourmillements, une perte de force, ou une douleur qui réveille la nuit imposent de consulter rapidement. Un lumbago aigu sur un swing, surtout s’il s’agit d’un premier épisode, doit aussi être évalué. Une lombalgie qui ne régresse pas après 72 heures nécessite également un avis médical ou kiné, afin d’éviter l’installation d’un problème chronique.
Passionné par la communication et le sport, je suis fondateur éditorial et rédacteur en chef. En parallèle, je poursuis ma formation PGA France pour devenir enseignant assistant de golf.

